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Le mot du Président

La SOCONEPH est enfin née
Tel un grain semé et qui subit dans les entrailles de la terre, le processus de métamorphose qui culmine par l’éclosion au matin d’une fine fleur, la germination de la SOCONEPH s’est déroulée dans les secrets de la nuit des temps.
Le commencement de ce long cheminement date en réalité des années septante avec le retour au pays du premier néphrologue congolais, aujourd’hui disparu, paix à son âme. Il a fallu attendre une décennie entière pour voir arriver un second puis un troisième. Ensuite se sont succédées d’autres générations de néphrologues, d’abord à compte-goutte, puis à une cadence quelque peu accélérée.
Concomitamment à la formation du Service de Néphrologie, les anatomo-pathologistes du rein regagnèrent eux aussi leurs pénates, réalisant ainsi une forte synergie clinico-histopathologique.
La forêt vierge et dense de la néphrologie congolaise a commencé timidement à être défrichée, permettant la mise en terre des semences dont les premières moissons ont déjà été enregistrées.
L’avènement de l’hémodialyse et l’initiative (même encore limitée) de faciliter l’accès des malades à ce traitement ont entraîné une constellation d’effets positifs parmi lesquels on peut citer:

  • la stimulation auprès des médecins et paramédicaux, psychologues cliniciens et techniciens de maintenance, des vocations en néphrologie et de ses méthodes d’épuration extra rénale,
  • l’engouement des malades insuffisants rénaux en dialyse, -l’intérêt croissant du public pour des problèmes de rein,
  • l’éveil de conscience des décideurs politiques à ces mêmes problèmes. Et déjà, un embryon de l’association des malades congolais de rein se pointe à l’horizon, de même que des appels à la transplantation rénale et au don d’organes se font de plus en plus audibles.

Incontestablement des lignes sont en train de bouger en cette matière. L’époque où l’évocation du vécu de l’insuffisance rénale suscitait l’indifférence du grand public est complètement révolue. Mais aussi les pendants de tous ces changements se déclinent en termes de résurgence des problèmes nouveaux relatifs à l’organisation des soins dans une conjoncture difficile, à des considérations psychologiques, morales et éthiques, socioéconomiques et juridiques…Autant de défis qui rendent la
problématique de la maladie de rein une véritable préoccupation sociétale.
Le décor étant ainsi planté, la place est laissée à l’artiste de jouer. Le moment est ainsi arrivé pourqu’en RD Congo, une organisation scientifique, à l’instar de ce qui existe ailleurs dans le monde, puisse enfin éclore pour prendre le leadership dans le domaine de la pratique d’une néphrologie respectueuse des standards et recommandations internationaux, de la recherche et de l’innovation, ainsi que de la formation continue du personnel. Que d’expériences à capitaliser pour le plus grand bien des malades congolais et de la science universelle. Il s’agit là d’une tâche exaltante.

Que vive la SOCONEPH, plein succès et bon vent
Prof. Dr. Nazaire Nseka Mangani
Président de la SOCONEPH

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